02 juillet 2026

Un pitou piteux

Les mésaventures de notre chien Hiro ont commencé dès notre arrivée à Salinas, Porto Rico le 24 mai dernier.

Salinas est dans une baie ceinturée de mangroves qui a bonne réputation comme « trou à ouragans », un endroit les navigateurs peuvent trouver une protection relative en cas de passage d’un cyclone. Relative car on y voit quand même beaucoup d’épaves. 

Il y a non seulement des épaves au fond de l’eau mais presqu’autant sinon plus qui flottent et qui visiblement ne navigueront plus jamais. Des appartements flottants à loyer modique.

Depuis Boqueron Hiro n’avait pas eu la chance de faire ses besoins à terre. Comme nous avions l’intention de rester quelques jours à Salinas pour refaire nos provisions, une fois amarré nous sommes allés marcher en ville.



Le jour suivant Hiro n’avait plus autant d’énergie et refusait de manger. Durant sa marche, il ne voulait que brouter de l’herbe. Signe qu’il avait des maux d’estomac. 

Le lendemain toujours pas d’appétit et léthargie complète. On avait jamais vu ça. C’était sérieux.

Une recherche rapide nous a dirigé vers une clinique vétérinaire réputée à une quarantaine de kilomètres de Salinas à Coamo. La réceptionniste nous invite à nous rendre immédiatement à la clinique pour une consultation. Sans faire ni une ni deux nous voilà partis pour la clinique. Heureusement nous avions déjà une voiture de location. 

Dre Crescioni a soumis Hiro à toute une batterie de tests en plus de recevoir un soluté et de l’alimentation liquide.


Mais même après quatre jours de tests et radiographies la vétérinaire ne pouvait pas expliquer ce qui n’allait pas avec Hiro. Les tests pour détecter la présence de parvovirus ou le syndrome d’Addison (un trouble neurologique qui affecte le système digestif des chiens) sont revenus négatifs.

En désespoir de cause elle nous réfère à une des deux internistes présentes sur l’île pour des examens plus approfondis. 

Nous voilà repartis un beau mercredi du début du mois de mai vers Palmas del Mar à Humacao, à deux heures de route de Salinas sur la côte Est de Porto Rico. La clinique du Dr Torres est situé dans une communauté fermée cossue, près d’un beau terrain de golf… on est loin des squatters d’épaves de Salinas!

L’attente a été courte: l’échographie a révélé la présence d’un objet obstruant le petit intestin. Enfin, on a trouvé la réponse aux déboires de Hiro!

Retour à Coamo où le chirurgien Dr Cólon pourra l’opérer dès le lendemain. Ce fut une période très stressante mais heureusement la clinique nous envoyait des mises à jour et des photos par textos.

Hiro est un merveilleux chien. Son seul défaut est qu’il est un gros glouton. Notre amie Penny de Rude Carol peut en témoigner: durant une collation à bord de Mikado alors que Penny avait le dos tourné, Hiro s’est jeté sur le bol de chips qui était sur ses genoux et aurait presque tout avalé le contenu s’il ne s’était pas étouffé! On en ris encore!

Ce qu’il adore sont les mangues. Autant leur chair que leur noyaux qu’il croque à pleine dent. Durant notre première journée à Salinas il a probablement avalé un noyau de mangue à notre insu. Le chirurgien l’a ressorti deux semaines plus tard.



Mais nous ne sommes pas au bout de nos peines. Il était en bonne forme les deux premiers jours mais son énergie est retombée et son appétit aussi.

Les tests sanguins et la radiographie montraient la présence de fluide résiduels dans son duodénum, signe que la suture n’avait pas prise.


Retour en chirurgie et retour de l’inquiétude. Voilà maintenant trois semaines que Hiro est à la clinique. Nous le visitons à chaque jour et connaissons le trajet par cœur. Nous avons rapidement à quel point les manguiers sont communs dans cette partie de Porto Rico. Il y en a partout: dans les cours des maisons, dans les champs et le long des routes.

Les manguiers omniprésents 

Nous sommes en pleine saison des mangues

Hiro après son opération et les mangues écrasées au sol

Sa convalescence a duré une autre semaine mais il a au moins repris de l’appétit et son énergie est graduellement revenue.

Sa nouvelle cicatrice

Le 15 juin, après quatre semaines de traitement (et des frais faramineux qu’on préfère oublier) Hiro a eu son congé de la clinique. Il a enfin pu retourner au bateau où nous l’avons gardé sous observation et nettoyé sa plaie trois fois par jour. 

Le 29 juin, après quatre semaines de traitement Dre Crescioni a enlevé les derniers points de suture non-fondants et déclaré Hiro guéri !

Prêt pour de nouvelles aventures 

Nous sommes tellement reconnaissants pour tout ce que la Dre Crescioni et Dr Cólon ainsi que tous les techniciens ont fait. Ils ont tous montré une grande sollicitude et une grande affection pour notre grand gourmand.

11 mars 2026

La faune sous le pont

Comme le dit si bien le sage: Avec des citrons, on fait de la limonade!

La Floride et Palm Beach en particulier ne sont pas des endroits où on passerait notre hiver.  Pourtant cela fait près de trois mois que nous sommes en Fluoride… L’attente d’une fenêtre météo qui nous permettra de traverser vers les Bahamas nous donne l’occasion de connaître quelques rares attraits de West Palm Beach. 

Depuis deux semaines nous sommes ancrés dans le bassin devant Phil Foster Park où les locaux lancent leurs bateaux au son de leur musique tonitruante. Marie-Pascale ne s’en étonne guère car elle a côtoyé la même variété d’énergumènes sur la rivière Richelieu quand elle était membre des Gardes Côtes Auxiliaires.

Une photo qui ne rend pas justice à la folie nautique qui se déroule chaque fin de semaine

Mais en allant marcher Hiro dans la parc j’ai remarqué que plusieurs plongeurs préparaient leur équipement pour plonger sous le pont Blue Heron. À mes questions, plusieurs m’ont répondu que c’était un endroit idéal pour des débutants ou pour rafraîchir ses notions de flotabilité. Il n’en fallait pas plus pour nous inciter à réserver une sortie avec un guide.  Heureusement, il y avait un centre de plongée à cinq minutes de marche du parc: Pura Vida Divers et notre guide Peter était plus que qualifié.  

Peter a été très patient et avenant avec les deux zouaves à sa charge.  J’avais oublié ma courroie de mon masque. Peter en avait un de rechange.  Va à son camion et m’en ramène un.  Mon régulateur fuyait.  Peter en avait un de rechange.  Retourne à son camion et m’en ramène un.  Il me manquait du lest… et oui, Peter en avait de surplus! 

Un panneau explicatif du parcours de plongée

La plongée était peu profonde, moins de 6,5 mètres et c    omme fond marin, on a vu beaucoup mieux.  C’était plutôt le désert comme dans les lacs du Québec.  Mais les quelques récifs artificiels et une épave renversée étaient des endroits riches en poissons et coraux.  Mais le clou de la plongée a été sans nul doute le passage sous les piliers du pont qui regorgeaient de poissons, de langoustes, muraines et anémones multicolores.

Le fond plate fait ressortir même la plus ordinaire
étoile de mer dans toute sa beauté

Sergeant-major à son naturel sans filtre ou artifice


Une petie muraine bleue

Cherchez la plie

Avez-vous vu la langouste?

Somme toute,  une plongée qui ne nous a pas coupé le souffle mais quand même mis en appétit pour de nouvelles explorations sous-marines dans les eaux du sud!



20 janvier 2026

Tombés sous le charme de Sainte-Augustine

Nous sommes arrivés à St-Augustine, FL il y a quatre jours et nous sommes rapidement tombé sous le charme de cette belle ville, la plus vieille des États-Unis.

Les Espagnols, arrivés en 1565 sous la direction de Ponce de Leon gouverneur de Porto-Rico, ont laissé leur empreinte dans l’architecture coloniale et le vieux Fort de San Marcos (où Hiro aime marcher).

Castillo de San Marcos (Mikado est ancré juste derrière)
(cr. photo Roman Eugeniuz)


Son quatier historique autour de la Plaza de la Constitucion est très touristique.  Un peu trop intense pour Marie-Pascale durant la cohue de la fin de semaine.  Il est préférable de sortir du centre et se promener dans les rues voisines où les propriétaires prennent grand soin de leur propriété.


Bougainvilliers (Water St)

St Augustine Memorial Presbyterian Church
(cr. photo Ebyabe)

`
Arbre à papaye sur Osceola St

Chapelle Our Lady of La Leche
(cr. photo Moultrie Creek)

Facade de la Cathédrale de Ste Augustine
(cr. photo Carlstak)

Henry Flagler, un partenaire de John D. Rockfeller, est tombé sous le charme de la petite ville en 1883 et a fait construire deux hôtels qui sont par la suite devenus les embryons de ce qui allait devenir le Collège pour filles Flagler qui est maintenant un grand campus spécialisé dans les cours d'art.

Marie-Pascale devant le Collège Flagler

Le pont des Lions

On a pû y faire notre épicerie et profiter de la belle buanderie de la marina municipale située juste au sud du Pont des Lions pour faire notre lessive. 

Demain nous avons une fenêtre météo pour une sortie en mer d'une journée qui devrait nous amener à Daytona Beach.  Selon une connaissance de mon ami Francois, il ne commence à faire chaud qu'au sud de Daytona.  Avec les températures sous 4°C la nuit que nous avons ici nous avons bien hâte d'arrêter le poêle au diesel...

Rendez-vous à Daytona!




28 décembre 2025

Quelques ajustements en cours de route (partie 1)

 Partie 1: Les panneaux solaires

Désolé pour ceux qui nous lisent.  
Cet hiatus de plusieurs mois n'est pas par manque de volonté ou d'intérêt de notre part. 

C'est plutôt que nous avions été emportés dans la tourmente d'ajuster le nouveau système électrique alors que les pépins s'accumulaient les uns après les autres.

Tout a commencé à notre arrivée à Cape May, NJ quand le contrôleur des panneaux solaires a décidé de nous lâcher.  Ce n'était un nouvel appareil.  Nous l'avions gardé car depuis dix ans il nous avait bien rendu service et il pouvait s'intégrer au nouveau système de batteries au lithium.  Cependant depuis plusieurs mois il ne cessait de s'allumer et de s'éteindre quand le soleil nous caressait de ses plus beaux rayons. Quand les nuages arrivaient ou à l'aube et au crépuscule, il cessait son étrange comportement. 


 

Nous avions changé les  trois vieux panneaux solaires de 200W dont les connecteurs étaient corrodés par des nouveaux panneaux bifaces de 110W.  On a quand même gardé le vieux panneau Kyocera de 85W qui était sur le bateau quand on l'a acheté en 2009.  Erreur fatale comme vous le verrez plus loin.

Mikado III en 2023 avec les vieux panneaux solaires

Pourquoi installer des panneaux moins puissants me direz-vous? 

Les nouveau panneaux de marque Renogy sont conçus pour les environnement marins alors que les panneaux solaires originaux étaient destinés au marché résidentiel, moins sujet aux embruns salins.

De plus, les nouveaux panneaux sont beaucoup plus petits (environ 1 m2) et légers comparativement aux anciens panneaux (1,2m x 2m).  Avec leurs connecteurs à baïonnette ils seront beaucoup plus facile à démonter et ranger à l'intérieur en cas de tempête.  Cela m'avait toujours inquiété: j'avais beau avoir monté les vieux panneaux sur des languettes en aluminium qui pouvaient s'arracher relativement facilement, j'avais quand même la crainte de voir notre balcon arrière partir avec les panneaux solaires dans un coup de vent.

Mikado à Atlantic Highlands, NJ en Oct 2025 avec les nouveaux panneaux solaires


Revenons au contrôleur.  Son rôle est de gérer l'énergie des panneaux solaires pour charger les batteries en toute sécurité, empêchant la surcharge et la décharge profonde grâce à une régulation de la tension et du courant.  À l'époque le Blue Sky 50 était à la fine pointe de la technologie avec sa gestion MPPT  de l'énergie ("Maximum Power Point Tracking") qui permet de maximiser la puissance des panneaux en convertissant l'excès de tension en courant supplémentaire à une température donnée.

À Cape May donc, le contrôleur a rendu l'âme.  Peu de temps après, c'était l'alternateur qui commençait à montrer un fonctionnement erratique.  Parfois il chargeait , parfois non.  Cela a continué jusqu'à notre arrivée à Annapolis alors que les batteries avaient fini de se vider et que nous ne pouvions plus même se faire un café (horreur!) et que la météo annonçait un sérieux coup de vent qui allait frapper le Boat Basin où nous étions amarrés.

La vie fait bien les choses: alors que nous prenions un déjeuner chaud au Chick & Ruth's Delly d'Annapolis et que j'appelais frénétiquement les compagnies d'électriciens marins, un couple à la table voisine s'est présenté pour nous dire avoir entendu notre conversation et nous suggérait d'aller à la marina Hartge près de Galesville, MD où ils avaient leur bateau et où des entrepreneurs qualifiés en électricité marine venaient régulièrement.  De plus la marina était un trou à ouragan, bien protégé des tempêtes dans toutes les directions.

Sans faire ni une ni deux nous sommes donc partis pour la marina Hartge à une heure d'Annapolis et avons été accueillis par Jeff et Marguerite, le couple providentiel d'Annapolis qui avaient reconnus Hiro dans sa veste de sauvetage orange et qui sont vite accourus prendre nos amarres.

Ryan McQueeny de MTS à Deale m'a expliqué ce qui a probablement achevé notre contrôleur: il ne peut gérer qu'un seule sorte de panneaux solaire.  On ne peut mélanger les modèles.  À force de s'allumer et de s'éteindre, le relais a lâché.  Heureusement, étant dépositaire Victron, il avait plusieurs contrôleurs MPPT de cette marque en stock. $290 CDN... C'était le premier de plusieurs achats faits chez eux.  On a sûrement été un de leurs meilleurs clients ce mois là.

Prochain épisode: le danger des montages amateurs.

06 octobre 2025

La traversée des écluses enfin terminée

 Six jours, cent-quatorze kilomètres, douze écluses, 182 pieds de dénivelé. 

C’est bien peu pour décrire tout le travail que demande le passage du canal Champlain. Le démâtage était déjà un défi compte tenu du faible niveau d’eau dans le lac Champlain cette année. La traversée du lac jusqu’à la première écluse à Whitehall nous a demandé deux jours et le premier éclusage a été source d’un peu trop d’émotions pour l’amirale pour continuer. Un repos bien mérité au quai municipal de la ville a rechargé les batteries de Marie-Pascale pour nous permettre de poursuivre la route.

À quai à Whitehall



La technique est maintenant maîtrisée 

Schuylerville (écluse #5) dans la brume du matin 

Toutes les écluses sont bien entretenues mais souffrent du manque de personnel, plusieurs éclusiers devant gérer deux écluses… heureusement le traffic était léger et nous avons été forcés d’attendre plus d’une heure à seulement deux d’entre elles.



Arrivés à la marina Hop-O-Nose à Catskill, NY le vendredi après-midi sous un ciel de plomb, nous avons été forcés à ronger notre frein et attendre le lundi suivant pour le remâtage.

La potense archaïque de la marina





Rocco et Tim manipulent le mât principal pour le remâtage

Remâtage de l’artimon par Nelson et Rocco

Jour de lessive

Au programme les prochains jours: resserrer le gréement, cintrer les mâts, ré-attacher les bômes, enverguer les voiles, les couvrir de leur taud, reconnecter les instruments de navigation, radar, éolienne, VHF, ré-installer la girouette au sommet du mât (que j’ai oublié de confier au gréeur pendant le remâtage).



25 septembre 2025

Démâtage réussi!

 Nous avons franchi une nouvelle grande étape hier dans nos préparatifs de voyage vers le sud.

La semaine dernière nous avions pris rendez-vous avec la marina voisine pour faire le démâtage, notre marina n’ayant pas le personnel compétent pour le faire. L’esprit fébrile , les supports prêts, nous sommes donc rendus tôt mardi matin à Barcomb’s par temps calme.

Mikado III prêt pour le démâtage 

 Comme la navigation vers le ponton ou se trouve la grue est périlleuse, c’est un employé de la marina qui prend la barre. Les choses s’annonçaient mal quand on a gratté le fond dans le chenal d’entrée. Tout va bien jusqu’à l’approche pour le dernier virage mais à 50m du but, on frappe le fond (de sable, heureusement). Au bout de trois tentatives, on ne peut que se rendre à l’évidence: on ne pourra pas démâter ici. Retour à Gaines pour trouver une marina qui sera capable de nous prendre.

On arrive en fin de saison et toutes les marinas s’activent à sortir les bateaux de l’eau. La liste d’attente risquait d’être longue…

La marina de North Hero pouvait nous accommoder le samedi suivant mais à entendre gérant hésiter quand on lui a donné notre tirant d’eau (6’ 2’’) on était pas du tout certain si le voyage d’une heure en valait la peine. Mais bon, un tiens vaut mieux que deux tu l’auras. On a quand même réservé au cas où les autres n’auraient pas de place. D’ailleurs nos autres appels se sont butés à des boites vocales…

Jusqu’à ce qu’Andrew, le gérant de Shelburne Shipyards nous rappelle la veille de notre départ pour North Hero pour nous dire qu’il pourrait nous démâter le mercredi 24 septembre à 13h et que oui, il avait suffisamment d’eau pour notre bateau. Ça nous semblait loin mais plus sûr qu’à North Hero. Va pour Shelburne, qui ont d’ailleurs une bonne réputation.

La route jusqu’à Shelburne Shipyards

Nous n’avions pas encore fait de croisière de test depuis notre mise à l’eau. Par prudence, nous avons prévu partir la veille au cas où on aurait un pépin. Départ à 11h mardi matin sous ciel couvert et vent léger au portant (arrière). Révision de la liste de pré-appareillage, tout est prêt.

Liste des préparatifs pré-départ 

Sauf que le capitaine a hâte de partir et n’a pas (entre autres) vérifié le niveau du liquide à refroidissement.
Tout va bien malgré une tendance à virer à tribord mais après quatre heures de navigation le moteur surchauffe! Pas possible de couper le moteur et mettre les voiles: les bômes sont sur le passavant et les 
cordages lacées sur chaque mât. Tout ce qu’on peut faire est de ralentir et trouver un ancrage le temps que le moteur refroidisse et que je puisse ouvrir le radiateur. Comme le vent allait virer au nord durant la nuit on s’est ancré devant la plage au sud de Grand Isle au Vermont.

Avant souper, pendant que le moteur refroidissait, l’amirale voulait profiter de l’eau chaude pour prendre une douche. Qu’elle ne fut pas sa déception de prendre une douche froide!

Pas besoin d’ouvrir le radiateur, une seule conclusion est possible: il n’y a pas assez de liquide de refroidissement pour alimenter le chauffe-eau! J’avais probablement mis assez le liquide pour remplir le réservoir à moitié mais pas fait tourner le moteur suffisamment longtemps pour que tous le circuit de refroidissement soit rempli. Deux litres de Prestone et le tour est joué.

La nuit a été très calme et on est reparti au petit matin non sans avoir eu des problèmes avec la chaîne de l’ancre. Le bloqueur de chaîne que j’ai installé au printemps fait trop bien son travail…il bloque la chaîne à tout bout de champ. Il faut enlever la cheville pour que ça marche. Le guideau était désengagé et tournait dans le vide. Les vis de retenues du dévêtisseur (« stripper arm ») étaient complètement dévissées (un autre oubli) et la nouvelle chaine ne semble pas épouser parfaitement le barbotin et saute régulièrement. Encore d’autres items à ajouter à la longue liste des choses à corriger. 

À revoir aussi sont nos façons de communiquer clairement quand on remonte l’ancre. Le capitaine a tendance à perdre patience quand ça ne marche pas comme il veut… on va travailler nos signaux visuels.

On a quand même remonté l’ancre sans trop de problèmes et navigué jusqu’à Shelburne sans problèmes où l’équipe ne nous attendait pas vraiment. On s’est mis à quai à ce qu’on croyait être le quai de service mais qui était en fait le quai de remplissage de fuel. Pas de problème, le quai de services était plein de toute façon.

Le démâtage a commencé à 1330 sous la direction du jeune Kyle (dont c’était le troisième jour de travail au chantier 😱). 



Enlèvement du mât principal 


Pose de l’artimon

Mât principal en place et arrive l’artimon

Le tout s’est bien passé, à part un moment de frousse quand l’enrouleur que Kyle avait oublié d’attacher au mât s’est mis à faire un grand arc et percuter le bimini. Heureusement qu’il n’y a pas eu de dégâts. Kyle s’en voulait beaucoup mais ça fait partie de l’apprentissage.

À 18h30 tout était terminé.

Mikado maintenant prêt pour le voyage!